Départ de notre Président et Ami, Robert Imparato

Notre Président et Ami nous a quittés brutalement le 1er septembre 2021.

Vingt-cinq ans Robert, de ta participation, avec opiniâtreté, à notre association des Amis de La Couvertoirade.
Je ne vais pas énumérer tout ce dont tu es à l’origine dans cette association, ce serait beaucoup trop long ; mais nous pouvons apprécier le résultat dans le village, et plus particulièrement la restauration du moulin du Rédounel.
Merci Robert.
A présent, ton destin nous prive de ta précieuse collaboration, et tu nous manques déjà.
Repose en paix. Que tu trouves la Lumière et qu’elle soit à la mesure de ton cœur.
Merci Robert d’avoir été là.
Ph.V

LA CITÉ A PERDU ROBERT, SON COUTELIER

 

C'est un véritable choc qui a frappé La Couvertoirade le 1er septembre avec le décès brutal de Robert Imparato, figure incontournable de la cité.
Rien ne laissait augurer un pareil drame tant il était plein de projets et d'envies.

Robert et Michèle sont arrivés dans la petite maison posée sur les hauteurs de Cazejourdes dans les années 1980.
L'amour qu'il portait alors à son cheval, mis en pension au domaine de Gaillac, lui avait fait quitter sa belle ville de Sète, où il exerçait comme bijoutier joaillier.
Passionné de couteaux, il reprendra une petite voûte communale située au bout de la rue droite et, avec Michèle sa femme, en fera un temple pour tous les amateurs de tranchants.

Parmi les membres fondateurs de Fers et lames au domaine de Gaillac, il n'aura de cesse de s'investir dans la vie communale et associative locale.
Récemment élu président de l'association des Amis de La Couvertoirade, il pouvait ainsi conjuguer ses deux passions : la cité hospitalière, son moulin et la coutellerie.

Amateur de moto, il s'échappait parfois avec sa bande de copains pour parcourir des petits morceaux de France. Mais jamais en vain.
Toujours pour porter aide à ceux que la vie a fragilisés puisqu'il était membre actif des Harley du cœur, ces motards au grand cœur.
Et Robert avait un cœur grand comme la vie. Aussi grand que son sourire d'éternel gamin.

Ce qu'il y a de terriblement déconcertant dans ces départs brutaux, c'est la litanie des dernières fois que l'on se ressasse : la dernière fois qu'on s'est parlé, qu'on a chanté du Brassens sous les étoiles...
Ces dernières fois qui ne devraient pas être des dernières et qui, pourtant, le sont devenues. Si cruellement.

Il est à présent dans ce vent qu'on ne voit pas, comme lui, mais qui souffle. On le sent. Il suffit de tendre la main. Vers lui. Vers cet autre lieu où il est parti rejoindre Michèle.
Et sentir sa main dans le souffle du vent. Éternellement présent.

S.L. Midi Libre

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